-En Inde, on a testé pour vous:

By Hélène & Gaby • déc 1st, 2009 • Category: Non classé
  • La négociation

En Inde, la négociation est un sport national. Tu négocies ou tu déblayes le passage !
Alors bien sûr on négocie pour tout, tout le temps et avec tout le monde. De la chambre d’hôtel au taxi en passant par la poste.

On se prend au jeu facilement…et c’est parti…30 min pour négocier 200 roupies, puis 150, puis 80, puis 50 (l’équivalent de 0,7 euros). Il faut de la méthode, être raisonnée et tenace. Le but étant d’arriver à diminuer le prix de plus de la moitié du prix d’origine. A partir de ce moment là, vous commencez à atteindre l’étape du négociateur confirmé.

N.B : La blancheur de votre peau et donc, votre pays d’origine supposé, peut s’avérer être un facteur d’inflation non négligeable.

…Les albinos seraient-ils multimilliardaires ???

  • La poste

Alors là c’est tout un sketch. Si à la base vous avez déjà un traumatisme de la poste en France…il ne peut que s’aggraver en Inde. Après avoir marché pendant plus de 20 min pour trouver la poste – que vous trouverez assez facilement : je m’explique : un colis sous le bras, vous êtes dans la rue et au moment où vous commencez à être perdu, que vous vous apprêtez à demander votre chemin, halte-là ! Les indiens vous devancerons ! En Inde, il y a cette chose magique qui fait qu’il y a toujours au minimum trois indiens autour de vous. Un encerclement qui peut parfois être oppressant mais, qui est finalement bien pratique. Donc, pendant près de 20 min vous n’aurez pas besoin de parler. Vous traverserez le village et, à la vue de votre colis, les indiens vous indiquerons votre chemin. Si seulement l’on pouvait transposer cette situation en France. Ces jours où l’on passe des entretiens d’embauche, où l’on est toujours perdu et où l’on rêverait qu’une trentaine de personne soit derrière nous nous indiquant le chemin à suivre pour arriver dans cette boîte perdue à l’autre bout de Paris. Et tout ça sans parler !

Revenons-en à la poste. Une fois arrivée. Ô surprise…personne derrière le guichet. Mais là, le frère de cette personne assise à l’extérieur vous tendra son portable. La situation vous échappe…mais vous prenez le portable. Le postier vous annonce qu’il est chez lui mais qu’il arrive et qu’il vous prit d’attendre 5 min.

OK.

Premier constat : Oh mon dieu où suis-je ?
Deuxième constat : Pas de file d’attente et ça c’est sensationnel. Une poste sans queue…mais sans guichetier…c’est un concept… !

Une fois votre colis pesé, il vous faudra négocier le prix…bon ok…et la poste c’est par où ?

Une fois le prix fixé (cf : technique du haut), un autre homme prendra votre colis (NDLR : déjà emballé et scotché minutieusement dans un carton), l’enroulera dans en lin blanc et…se mettra à le coudre…20 min et deux thé plus tard, il prendra une bougie et le marquera avec la cire à cacheter rouge…

Troisième constat : ça c’est de la création d’emploi…

A partir de ce moment là, vous dites au revoir à votre colis. Le postier vous assure qu’il l’enverra et qu’il espère tout autant que vous qu’il arrivera à destination…mais que quand même, la France c’est loin.

Le traumatisme se transforme en ecchymose !

  • Les épices

Ça peut perforer le ventre…
On aurait bien aimé en écrire un peu plus…mais parfois pour être authentique (et élégant !)…il faut savoir être bref !

  • Les battles de regards

Autre sport national en Inde : les battles de regards. Aucune retenu devant ce qui pourrait choquer la bienséance en ce concerne la pudeur. Des regards en veux-tu en voilà. Ils sont tout le temps là. Dans la rue, dans le train, dans le bus, dans les toilettes…un indien en cache toujours un autre. Jamais seul, pas d’intimité…ça fait parti des charmes de l’Inde. Mais surtout, SURTOUT, ne jamais baisser les yeux.

Les battles de regard c’est important et pas insultant.

Etape un : plonger votre regard dans celui que vous souhaitez tacler ; bloquer sa progression.

Etape deux : vous construire un mûr intérieur. Le même petit mur magique que l’on construisait plus jeune lorsque l’on était en pleine bataille. « Hé whouaissssss tu peux pas m’atteindre maintenant, j’ai un mûr anti coup de pieds, et toc ! »…petit ça fonctionnait…à croire que la naïveté pourrait sauver la planète…Enfin bref, construisez vous un mûr « hé whouaisssss tu peux pas voir ce que je pense, j’ai un mur anti émotion ». Le dire à haute voix n’est bien sur d’aucune utilité étant donné le contexte…L’objectif : être impassible, stoïque (le même air que vous prenez naturellement quand on vous annonce que le PSG à gagner son dernier match…)

Etape trois : Tenir trois minutes, sans paroles, sans geste, sans émotion. Impassible au plus haut point.

Etape quatre : faire un grand sourire. Totalement surfait et là…technique magique, agiter la main en reproduisant un « bonjour ».

C’est à ce moment là que tout se joue. Votre adversaire baissera le regard pour regarder votre main.

Etape cinq : Arrêter tout mouvement, reprendre un air sérieux et lever juste un coin de la bouche. « j’té eu ! »

Wineuze au battles de regards !

  • La moto – sans casque-

Je ne monterai plus à 3 sur un scooter sans casque, je ne monterai plus à 3 sur un scooter sans casque, je ne monterai plus à 3 sur un scooter sans casque, je ne monterai plus à 3 sur un scooter sans casque….
Ne dites pas à ma Maman que je l’ai fait…

  • Les toilettes

L’enfer devrait y ressembler…écœurants, rebutants, nauséeux…c’est sur la pointe des pieds que vous avez pris l’habitude de vous y rendre. Lorsque dans les trains, même en ayant pris soin de boire le minimum requis par votre corps, à en avoir la gorge complètement flétrie, vous vous rendez compte en poussant la porte qu’une patinoire d’au moins deux centimètres de hauteur d’urine vous y attend…et que vous prenez conscience que vos petons sont dans des tongs…vous essayez de trouver la bonne technique.

La première consiste à faire un grand écart. Etape sur laquelle le foirage n’est pas permis. Pendant que votre pied gauche restera positionné à l’entrée des toilettes, votre pied droit devra se rendre le plus vite et le plus adroitement possible sur la cuvette des toilettes. Ensuite, avec toute l’adresse qui vous définit vous devrez réussir à tenir sur les toilettes comme un crapaud tout en évitant – phase à ne pas omettre – de toucher les mûrs vous environnants.

Pas de panique…les goûtes de sueurs tombant de votre front ne font pas parties des signes alarmants…juste un effet secondaire…il fait chaud en enfer.

Pensez à respirer…je répète…pensez.à respirer…(P.S : mais pas par le nez) !

Pour sortir de cette position et en finir avec ce calvaire…aucune solution sans faille n’a encore était trouvée à ce jour. Chacun pour soi et Dieu pour tous !

  • Les hôtels pourris

Les hôtels pourris on ne les voit pas vraiment venir de loin – alors que pour les plans rancards à deux bals ou je remballe, pour ça on a des yeux bioniques -.

Conseil pour aiguisé votre œil : si vous entrez dans un hôtel, qu’un homme en marcel, bedonnant et dégarni, un peigne à la main, vous ouvre les portes de son hôtel fuyiez ! Le marcel avec la bedaine, le peigne avec l’absence de cheveux…esquivez vous…parfois il ne faut pas se poser plus de questions.

Si vous êtes plutôt à vouloir vous imposer des défis personnels – sans grand intérêt certes, mais vous en conviendrez plus tard – vous vous aventurerez comme nous à l’intérieur. Si vous avez atteint le stade de l’aventurier galérien niveau 5, vous attendrez qu’il fasse nuit, aux environs de 2h du matin, histoire d’être sur qu’aucun taxi n’est dans les parages.

Vous vous étonnez parfois de votre manque de finesse d’esprit…et de la vivacité de votre pensée pour trouver des challenges niais.

Une fois à l’intérieur vous prendrez soin d’éviter de toucher les mûrs…non ce n’est pas votre ombre qui forme des tâche confuses…Arrivé dans votre chambre, vous…comment dire…commencez à pleurer intérieurement. C’est qu’il fait si noir, que l’odeur vous pique le nez, que le sol est moisi et que….ô petit cafard…oh tu es avec ton frère…ah ta sœur aussi…ok…ton père, ta mère, tes potes….mais vous êtes combien exactement ?

Ah partir du moment vous vous essayerez à rentrer en communication avec les cafards c’est qu’il sera trop tard…le mal est fait…vous êtes foutu…mais vous serez fort…vous avez dit que vous serez fort…hein ? Je serai forte…n’ayez pas peur de l’auto-persuasion…ça peut fonctionner…parfois…

Vous lèverez les yeux et admirerez les belles et moelleuses couvertures…remplis de parasites. Mot qui paraît, placer dans ce contexte, quelque peu innocent mais dont il convient d’en rappelez la définition : « Les parasites sont un groupe de micro-organismes qui vivent à la surface ou à l’intérieur d’un autre organisme vivant. – sympa…mais après ça devient encore plus existant -. Ils pénètrent dans l’organisme par toutes les voies d’entrée possibles (inhalation, ingestion, piqûres) -…- et satisfont leurs besoins nutritionnels en se nourrissant du sang ou des tissus de l’hôte provoquant souvent des lésions ».

Que dire de plus ?…je ne vois pas… !

Histoire de parachever votre combat, vous vous dirigerez avec fermeté jusqu’à la salle de douche. Vous saluerez les cousins éloignés des premiers cafards qui montent sur…oooooooooh serait-ce un champignon ?

Quant aux toilettes…voir ci dessus… !

La fatigue prend le dessus sur vos émotions…vous vous dirigez – habillé – dans le lit, bouchage d’orifices, on arrête de respirer, et on attend…

  • Les téléphones publics

Si vous souhaitez téléphoner d’un téléphone public…les cabines téléphoniques, vous oubliez ! Direction les petits magasins affichant en extérieur « IST/PSD ».

Une fois sur deux, le téléphone ne fonctionnera pas. Pour y remédier, utiliser la technique dite « à l’indienne ». Prenez le combiné dans votre main, secouez-le de toute vos forces de haut en bas – voui dans l’autre sens les résultats sont aléatoires – et d’un coup sec PAAAAAAF, tapez le contre quelques chose de dur.

Jusqu’ici ça a fonctionné.

  • Les Mac Do

Nooooon, la matrice n’est pas universelle. Il y a bien des MacDo en Inde…mais la vache est un animal sacrée…alors le double cheese burger et le big mac on oublie…et surtout on évite de demander pourquoi à la place de son délicieux et habituel steak de bœuf dans son sandwich on trouve…une sorte de steak au soja…on le mange et on apprécie…huuum que c’est bon le soja…pfff

  • Les adieux

Mais malgré tout ça, il y a une chose qui nous a rendue tristes, une chose qui a commencé à nous piquer les yeux…ce sont les adieux. Les adieux à ce beaux pays, à ces gens formidables, à tous ces bons moments…c’est promis, on reviendra !

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6 Responses »

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